Le mauvais exemple

Tout à commencé après avoir fait des photos avec Luna à la patinoire. Je me suis couchée sur le sol détrempé du bord de piste, afin d’avoir la plus belle prise de vue de mon petit modèle et de l’architecture de la place. Sur le chemin du retour, nous avons rencontré Saint-Nicolas et avons attendu patiemment que ce soit notre tour. Nous avons papoté avec le Grand Saint, puis nous nous sommes retrouvées devant LE magasin dans lequel il fallait absolument que je rentre, et qui porte le nom doux et poudré de : « Leçon Particulière ». Je suis « trempée comme une canne » (dixit la charmante propriétaire des lieux), mais qu’importe, je saisi l’instant au vol, ce n’est pas tous les jours que je flâne dans les rues de notre petite ville. Je présente mes excuses d’arriver ainsi ruisselante, « mais vous comprenez, j’ai rencontré une de vos magnifiques paires de chaussures sur des charmants petits pieds au festival « Les Enfants Terribles », et je n’ai pu résister… « 
Je suis accueillie comme une princesse et je la vois, la paire de chaussures de mes rêves. Non, pas celle que j’avais aperçu sur les charmants petits pieds du très fameux festival de cinéma susmentionné. Que nenni : je vous parle de celles qui semblent avoir été conçues pour mes petits petons à moi ! Un galbe parfait, le talon parfait, vernies à point et d’un vert à faire pâlir la plus belle des émeraudes ! Oui, je peux le dire, taillées pour moi, comme les escarpins de Cendrillon, mais en mieux, avec leur petit côté pétillant de Marie Poppins. Je les enfile, tant bien que mal, debout, dans un équilibre précaire, de peur de tout salir au passage, malgré les invitations récurrentes de m’asseoir. Elles sont encore plus confortables à mes pieds que devant mes yeux. Bref, ce n’est pas raisonnable, mais c’est irrépressible. Je reviens les acheter, avec mon chéri, que j’ai tiré par la main, sans même chercher à lui faire les yeux doux car je suis certaine qu’avec de tels atouts, je serai irrésistible. Je demande un paquet cadeau, pour mettre sous le sapin, histoire de me déculpabiliser pour cet achat compulsif (mais que je ne regrette pas, hein !)
Chaque jour, j’admire le bel emballage blanc sous le sapin, et j’en parle à toutes les âmes patientes qui veulent bien entendre que oui, ce sont les plus belles chaussures du monde (et puis que j’ai aussi trouvé les lunettes qui vont avec, mais ça c’est une autre histoire). Et puis, j’ai craqué. Oui j’ai craqué… Et j’ai montré le mauvais exemple.
Je vous explique : Chéri et moi allions au bal, version Salsa etcétera. Alors, devant le regard incrédule de mes enfants, j’ai déballé mon cadeau tout blanc vêtu, j’ai sorti mes chaussures de leur écrin rose (oh, j’avais pas vu, il y a un vrai miroir à main sur la boite, et un ravissant sac à pois pour ranger mes adorées !). Mes chaussures et moi, avons passé une merveilleuse soirée.
Hé, c’est pas tous les jours qu’on va au bal avec son Prince !
Sauf que là, aujourd’hui, j’ai recommencé. Il n’y avait pas de bal au programme, mais une petite sortie en ville. Comme j’avais enfilé ma jolie petite robe parsemée de pois et de biches, cela aurait été dommage de les laisser là, maintenant qu’elles trônent, nues et pétillantes sous le sapin, à portée de mes mirettes et de mes gambettes…

 

Ces merveilleuses Salomés CRISTOFOLI ont des soeurettes dans mon nouveau magasin coup de coeur : Leçon Particulière, qui se situe au numéro 15 de la rue des Augustins, à Huy (Belgique)

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