petite chronique littéraire d’un été paresseux

Vendredi 15 juin 2018

Aujourd’hui, à ma pause de midi, j’ai littéralement dévalisé la Fnac en vue de 4 à 6 semaines de convalescence. Une brique de plus de 1260 pages, « Jérusalem » d’Alan Moore, recommandé par un vendeur Fnac (motivée), Un funambule sur le sable, à la magnifique couverture, également livre-conseil (séduite) « Les pas perdus » : « Recueil né d’une envie tenace et espiègle de raconter des histoires farfelues, de rendre ses lettres de noblesse à l’imaginaire… Pour amener au jour l’or caché qu’il recèle à son propre insu : le fantastique, le merveilleux, l’absurde, le poétique » (Ca c’est tout moi). Pour compléter ma provision de petit écureuil, un roman d’un auteur que j’aime : « La valse des arbres et du ciel » de Jean-Michel Guenassia (confiante), « La délicatesse du homard » suite à la publication de quelques lectrices sur instagram (curieuse) et trois polars, si je suis trop fatiguée (oui c’est particulier, mais ce genre est plus facilement « digérable » par mon cerveau, peut-être pour le côté tension-résolution).

 

Mercredi 20 juin 2018

Une journée de repos au soleil, avant quelques jours d’hospitalisation. Jacuzzi, mojito, pastèque… Et un bouquin que je lis distraitement. Il manque le bruit des vagues et l’odeur de l’herbe, mais c’est déjà pas mal !

 

Samedi 23 juin 2018

Retour à la maison. Convalescence. J’entame ma brique de 1600 pages, bien calée dans un fauteuil de jardin. Je n’avais pas pensée qu’elle allait être si lourde à porter et à lire ! Je vais fermer les yeux et savourer simplement la présence de mon livre à mes côtés…

 

Mardi 26 juin 2018

Se poser enfin au soleil qui a fait le paresseux ce matin. Une infusion menthe-ananas, un « livre de plage » (La délicatesse du homard), une trousse avec un nécessaire pour prendre soir de mes petits pieds, les chansons d’Angus et Julia Stone pour bercer mon coeur. La vie au ralenti. 

 

Mercredi 27 juin

J’ai bien avancé dans ma lecture et ce matin, je savoure à nouveau le bonheur des choses simples : siroter mon livre au soleil déjà chaud du petit matin, le terminer, me laisser bercer par les émotions un peu fortes mais bienfaisantes caractéristiques de celles procurées par certains livres… « La délicatesse du homard », de Laure Manel (Livre de Poche) est une jolie lecture d’été. Je ne suis pas spécialement amatrice des « feel-good », mais ils ont l’avantage d’être facile à lire, et c’est parfait pour moi en ce moment. L’histoire m’a paru un peu trop à l’eau de rose par moments, mais j’ai été touchée par les protagonistes, l’écriture simple mais captivante. Et puis un livre qui me fait pleurer au moment de le refermer, c’est pour moi un beau livre ! 

 

Samedi 30 juin 2018,

Il n’est pas encore 8 heures ce matin, je me lève vite pour prendre mon café au jardin. C’est que j’ai un train à prendre aujourd’hui, même si je ne vais pas travailler. La fille du train est un thriller psychologique vraiment addictif, comme je les aime. Je suis directement rentrée dans cette histoire et j’ai hâte, vous l’aurez compris, de lire les dernières pages que je n’ai pas terminées hier (délibérément pour faire durer le plaisir comme lorsque l’on laisse deux biscuits au chocolat au fond du paquet). J’aime ces personnages pas du tout parfaits et crédibles, à la fois mystérieux et familiers, comme ceux que l’on côtoie tous les jours en prenant le train, j’aime la place faite à l’imagination et les souvenirs. Et puis j’aime évidemment cette écriture fluide et nerveuse qui donne un rythme particulier à l’histoire, comme le rythme d’un trajet en train, avec juste par moment ces arrêts dans un grincement qui nous fait retenir notre souffle. « La fille du train de Paula Hawkins (Pocket) est assurément un « page-turner » que je vous recommande pour cet été !

 

Mercredi O4 juillet 2018

Ma maîtresse lit un peu trop. Peut-être que si je cache son livre, j’aurais des caresses. Mais ce n’est pas vraiment confortable comme oreiller. 

 

Mercredi 04 juillet 2018

Jean-Michel Guenassia a le don de rendre familier les personnes illustres. J’ai adoré « La vie rêvée d’Ernesto G. et je suis à présent sous le charme de ma rencontre avec Vincent dans »La valse des arbres et du ciel » (Livre de Poche). L’écriture de l’auteur coule comme un ruisseau, les couleurs qu’il dépose par touches rapides sont vibrantes, les sentiments aussi d’ailleurs. Il fait chaud dehors, je retourne lire dans ce jardin d’Auvers. Il pleut dans mes yeux…

 

Jeudi 5 juillet 2018

Le jour s’est levé il y a seulement une poignée d’heures. Moment suspendu que je savoure longuement avant d’ouvrir un nouveau livre plein de promesses… je l’admire, je le caresse et le respire aussi. La sensualité fait partie de la lecture, au même titre que l’émergence des émotions au fil des pages. 

 

« De quoi d’autre je dois avoir peur ? Des monstres, des fantômes, des souris, des voleurs, des morts-vivants… Je n’étais pas plus avancé, mais je lui avais promis que si j’avais peur, je viendrais le voir. Il a l’air rassuré et un quart d’heure plus tard, j’allais dans sa chambre en lui disant que j’avais cru voir le fantôme d’une souris morte-vivante. Je me suis couché à côté de lui et nos parents nous ont trouvés comme ça au réveil. Je me suis promis que j’aurais peur plus souvent » (Gilles Marchand, un funambule sur le sable, Aux Forges du Vulcain). Ce livre est un petit bijou de fantaisie et d’optimisme, il nous parle de la différence, de l’éducation, du pouvoir de l’imagination. Stradi est né avec un violon dans la tête. Les lecteurs qui savent ce que c’est de se sentir différent, ne peuvent que s’identifier, même s’il est rare d’avoir un violon dans la tête. Ca résonne en moi. D’ailleurs, grâce à ce violon, Stradi parle aux oiseaux. Et mon amoureux m’a rappelé qu’en ce moment, c’est à une pie que je parle. Je me sens proche aussi de Stradi par son optimisme malgré les souffrances, sa capacité de rêver et d’espérer et de faire de belles choses…

 

Mardi 10 juillet 2018

« Les pas perdus » d’Etienne Verhasselt (Le tripode) est un recueil d’histoires toutes courtes, instantanées presque. Une invitation à faire une escapade dans l’imaginaire, le temps de deux ou trois pages. J’aime le déguster à petites bouchées, dans mon refuge au fond du jardin…

 

Vendredi 13 juillet 2018,

C’est le moment de boucler ma valise et cette petite sélection de lecture. Et dans cette valise, l’essentiel : bikinis et bouquins qui sentent bon l’été !  A côté du Géo Guide sur la Crète (cela peut toujours servir), une nouvelle enquête de Thomas et Nora : « Au coeur de l’été », de Viveca Sten. Ce n’est pas mon auteure préférée mais c’est la garantie d’une lecture facile au bord de la mer. Je me réjouis de découvrir « Un été sans les hommes » de Siri Hustvedt, aux éditions Babel, un roman annoncé comme étant solaire en quatrième de couverture. A bientôt ! 

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