« Regardez ma cicatrice, n’est-elle pas belle ? »




Crédit photo : Showzi Tsukamoto.

Hier j’ai été nourrie de beauté et de partage. Et d’amour aussi. Quelles belles rencontres et quelle chance de pouvoir contempler des pièces anciennes de plusieurs siècles, dont les chawans, bols samouraï pour le rituel du thé, réparés et sublimés par Senseï Showzi Tsukamoto. Ce maître japonais dans l’art traditionnel du Kintsugi offre à voir sa collection exceptionnelle mais il est surtout venu pour transmettre le savoir faire ancestral du Kintsugi ce weekend pour des workshop et la semaine pour 5 jours de Masterclass.
Tout cela a été possible parce que Barbara de L’arbre A Plume a caressé un rêve si grand que des montagnes ont été contournées, des ressources ont sourcé et un trésor de patience s’est révelé. C’est un plaisir d’entendre Barbara parler de Kintsugi et de Wasi Sabi, de Paix et de Bienveillance, de réconciliation entre les hommes et la terre…

Créée en 2003 par Barbara Dauwe, l’asbl l’Arbre à Plumes a pour philosophie de transmettre l’art sous toutes ses formes afin de soutenir la paix, le dialogue, la transmission de la culture et des savoirs. C’est en 2018 que s’ouvre la galerie d’art.

J’espère que vous aurez l’occasion de visiter l’exposition et/ou d’assister à la conférence qui aura lieu le weekend prochain au Musée de Mariemont car la venue de Senseï Showzi Tsukamoto est vraiment cadeau.
L’exposition se tiendra du 4 au 15 septembre 2019 à l’Arbre à Plume, dans le quartier du Sablon à Bruxelles
Et si le cœur vous en dit, il y a peut-être encore une place pour un workshop ce weekend. L’arbre A Plumes vous offre une réduction de 75 euros à vous, chers lecteurs (Renseignements : https://www.larbreaplumes.com/showzi-tsukamoto)

Le kintsugi est l’art japonais de réparer de la poterie cassée avec de l’or 24 carats. Le but du kintsugi  est de sublimer les objets fissurés plutôt que de les cacher ou de les jeter.

« Les choses se délitent avec le temps et arrivent à leur fin. Dès qu’il y a une cicatrice, vous la peignez avec de l’or et vous dites : regardez ma cicatrice, n’est-elle pas belle ? Quand un samouraï avait une blessure de katana, c’était une source de fierté, pas quelque chose à cacher. L’esprit samouraï est au coeur du Kintsugi » explique Showzi Tsakamoto qui à 72 ans pratique cet art depuis 45 ans.
La philosophie du Kintsugi est basé sur l’esthétique japonaise du wabi-sabi selon laquelle le processus de la naissance jusqu’à la décomposition est quelque chose de beau.
Chaque pièce demande au moins un mois de travail mais l’art du Kintsugi va bien au-delà de la réparation de poterie. La partie la plus importante consiste à applanir et lisser la base. Ensuite vient le travail avec l’or. C’est à partir de ce processus que les gens réalisent ce que c’est vraiment de guérir une blessure. Réparer la partie qui n’est pas visible est incroyablement important. « Ton histoire est dans tes blessures, elles sont la preuve que tu as vécu. Alors, au lieu de les regarder d’un oeil négatif, regardez-les de manière positive ».



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