Petites lectures pour s’évader

Ceux qui me connaissent et me croisent dans la rue vous le diront : je suis une boulimique de livres. Et j’ai souvent mon bouquin greffé à ma main : sur le chemin du travail, de pièce en pièce à la maison ou quelques peu éclaboussé dans la baignoire. Mais en vacances, c’est encore mieux ! C’est le moment où toute évasion est permise et même encouragée. Tu pars où en vacances ? Heu, en Mongolie et à Guernica, en passant par Tokyo et B Movie Hell. Alors, voici une petite sélection très personnelle que je vous propose pour vos lectures d’été !
Tout d’abord, deux coups de cœur, totalement opposés : « Le Héron de Guernica et « Je suis Pilgrim ». L’un est fin et fragile comme un échassier, L’autre est un thriller exceptionnel  de plus de 600 pages, qu’on dévore d’une traite sans risque d’indigestion.
« Le Héron de Guernica » d’Antoine Choplin est un moment suspendu dans une terrible guerre. L’auteur nous offre un moment de poésie en quelques coups de pinceau précis, dans la noirceur de bombardement du Guernica qui a eu lieu en avril 1937. Une bouffée d’humanité. Ici, pas de héros (les soldats n’ont plus le courage de se battre) mais un jeune homme différent et un héron.
« Je suis Pilgrim » est un des bouquins les plus exaltant qui m’a été donné de lire. Il nous offre des images et des sons à un rythme effréné. Pas étonnant, Terry Hayes est un journaliste devenu scénariste (Mad Max II, From Hell, Calme blanc…) et « Je suis Pilgrim », son premier roman, se lit véritablement comme un film.
En voici une excellente description de 4 sans 4 :

 

Complètement dépaysant, le premier polar de Ian Manook : « Yeuldelgger ». Bardé de prix, ce bouquin est vraiment captivant. J’ai été moins charmée par le deuxième volet des épisodes de cet antihéros au nom imprononçable.

Par contre, c’est toute la série de Jussi Adler Olsen que je recommande aux amateurs d’enquêtes, enfin ceux qui n’ont pas peur de l’addiction ! Si vous ne connaissez pas cet auteur scandinave, n’hésitez pas à commencer par « Miséricorde », la toute première enquête du trio improbable formé par l’inspecteur Mork et ses assistants, Rose et Assad, et terminer par l’excellentissime « Dossier 64 ».

Tout aussi addictif, les thrillers écrits par Mo Hayder : une plongée dans les eaux troubles de la noirceur humaine. Je vous en avais parlé lorsque j’avais découvert « Fétiche », auquel je m’étais accrochée dès la première page. En a suivi la lecture frénétique de tout ses autres livres, dont « Tokyo », un voyage à travers le temps, plutôt glaçant…

Et puis, il y a ses histoires de vies, ses rencontres humaines. Vous vous rappelez comment « La déesse des petites victoires » de Yannick Granee m’avait enchantée : on y découvre un aspect de la vie du mathématicien Kurt Gödel, à travers les yeux de sa femme. Je savais que le génie flirtait avec la folie, j’ai par contre appris que le grands mathématiciens cherchaient aussi Dieu…
Il y a aussi « La Vie Rêvée d’Ernesto G. » écrit par Jean-Michel Guenassia. Une agréable surprise pour moi. Je ne vous en dit rien, de peur d’en dire trop…
Parce que les larmes qui sortent à la lecture d’un livre font terriblement du bien, je vous suggère un livre merveilleux qui parle du deuil d’un père qui a perdu son fils : « Le Fils » de Michel Roustain. N’ayez crainte, il fini bien !

Et pour finir, une petite sélection de littérature jeunesse, parents admis : « Le Passage » de Louis Sachar, à l’écriture savoureuse, « Le pouvoir des cinq » d’Anthony Horowitz (5 tomes), fantastique et obscure, « Les Orphelines d’Abbey Road » d’Audren (5 tomes), ensorcelant,  et surtout le bouleversant « Miss Peregrine et les Enfants Particuliers » de Ranson Riggs. Un chef d’oeuvre bientôt adapté au cinéma par Tim Burton dans notre petite Belgique.

 

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