Le tremblement de coeur

Ca y est, la saison des classes vertes, de mer, de neige, de dépaysement est ouverte. Il y en a même qui vont  en classe de l’espace  : L’école ne sait quoi inventer pour provoquer un petit séisme dans nos coeurs de parents !  Un petit tremblement de coeur, oui mais de bonheur. Bonheur de les voir grandir et s’envoler tout doucement du nid. Une belle expérience pour eux mais aussi pour nous.

 Bien sûr, on est tous des parents différents : maman-poule ou papa-coq un peu, beaucoup, passionnément, à la folie voir pas du tout. Mais on a tous ce petit quelque chose qui tremble dans notre coeur. De la fierté, de la nostalgie, de l’anxiété parfois (surtout lorsque le trajet en car est long) ou un sentiment paisible que cela fait partie de la vie et que c’est très bien ainsi.

Ce matin, les nombreux statuts Facebook de mes amies m’ont rappelé à quel point c’était une étape importante pour nous, parents, autant que pour nos enfants. Je leur ai demandé de me partager leurs expériences. Car ce matin, j’étais une de ces mamans à avoir fait signe à un car rempli d’oisillons déjà distraits par la promesse d’une belle aventure. Après enquête, on a toutes glissé un gri-gri dans la valise pour être sur que cela se passe bien : une médaille de Saint-Christophe pour l’une, un T-shirt avec l’odeur de papa-maman pour l’autre, une petite lettre (voir cinq, dans le cas le plus sévère de mamanpoulite aigüe.) De nouvelles petites culottes et les chemises assorties, 5 paquets de kleenex, une réserve de bonbons (à côté du tube de dentifrice)… Et vous, quel objet avez-vous glissé dans sa valise ? Quel contre-sort avez-vous envoyé pour que tout se passe bien ? Etiez-vous en mode arrachage de vos tripes ou en mode cool-mes-enfants-prennent-déjà-l’avion-seuls ? Bon dieu, que cette valise est énorme ! 

Luna ne traverse pas la frontière, elle revient d’un stage en Ardennes avec sa meilleur amie et c’est la petite troisième de la famille. La magnitude de l’onde sismique dans mon coeur est donc plus douce. Les classes de neige des ainés m’ont plus impressionnée. Toujours cette joie partagée mais avec un sentiment d’un réel rite de passage, à la veille de la rentrée en secondaire. Et le sentiment que lorsqu’ils reviennent, ils ne sont plus tout à fait les mêmes… Je me souviens de Tristan revenu aphone : fatigue du voyage ou refroidissement ? Je n’ai plus jamais entendu sa voix cristalline du petit ange bouclé qu’il était. Ce souvenir gonfle mon coeur d’une douce nostalgie…

La maison est trop calme. Je savoure. Elle me manque déjà. Je suis bien.

 

 

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